A la rencontre de Samuel Delage
A l'occasion de la sortie prochaine de son nouveau roman " Code Salamandre " Samuel Delage a joué le jeu des petites questions d'Histoire d'en Lire.
1. Peux-tu nous décrire ton parcours en quelques mots ?
J’étais loin d’imaginer qu’un jour j’écrirai des romans. J’ai suivi des études plutôt scientifiques, qui m’ont conduit à travailler dans le milieu de l’informatique. Mon besoin de créativité n’a cessé de vivre en moi, et c’est à travers l’écriture que j’ai trouvé le meilleur moyen de le satisfaire. L’univers de l’écriture et de la création m’apportent une liberté sans égale. Aujourd’hui je jongle avec mes différentes activités, ce qui remplit mon planning d’une façon stupéfiante. (J’avoue que cela ne me déplait pas totalement, je ne tiens pas en place).
2. A quand remonte ton envie d’écrire et quel a été l’élément déclencheur ?
Ayant toujours été attiré par la création, je me suis intéressé à de nombreux domaines artistiques, peinture, sculpture, musique et beaucoup au cinéma. Les mots ont occupé une place importante durant mon adolescence, mais je n’avais pas encore consacré le temps nécessaire pour explorer ce vaste univers. La veille de mes 30 ans, un déclic s’est produit en moi, j’ai alors commencé à écrire et j’ai découvert un espace de liberté incroyable dans lequel je m’évade dès que j’en ai la possibilité.
3. As-tu pris des cours d’écriture et ressenti le besoin de demander des conseils autour de toi ?
Les conseils me sont indispensables. Je me suis entouré de précieux guides qui m’apportent beaucoup. Le partage de mes histoires est un réel plaisir et désir, alors j’échange dès que possible.
4. As-tu écrit dans le but d’être édité ou l’édition s’est imposée par la suite ?
J’ai écris mon premier manuscrit comme un divertissement, une découverte et un challenge. L’écriture est alors devenue une addiction. Je me suis attaché à mes personnages, j’avais quotidiennement mon rendez-vous avec eux, et l’irrémédiable envie de savoir comment ils allaient évoluer. Une fois que le manuscrit a été achevé, et encouragé par mon entourage, j’ai tenté ma chance auprès des éditeurs.
5. Quelle est ta méthode d’écriture, tu fais un plan, tu commences par la fin… ?
Au début, il me faut faire un tri parmi d’innombrables sujets ou idées, pour éviter de me disperser. Ensuite, une sorte d’enchaînement logique se met en place. J’élabore alors un plan, le plus simple possible, que je fais évoluer. Il devient plus précis, plus mathématique et mes personnages viennent tout bousculer. Même si un plan est établi, il faut sans cesse le reprendre et l’affiner à mesure que l’histoire avance. Il n’y a donc pas de règle vraiment stricte, même si j’en cherche perpétuellement une, peut-être pour me rassurer.
6. Comment arrives-tu à t’organiser entre l’écriture et ta vie professionnelle ?
La vie professionnelle impose ses règles, ce qui me laisse peu de latitudes pour m’organiser comme il le faudrait. L’écriture est un travail très exigent et auquel il faut s’astreindre très régulièrement pour voir avancer son travail. C’est donc un véritable casse tête qui occasionne certaines frustrations. Je chaparde les petits moments disponibles de mon quotidien pour parvenir à avancer de chapitre en chapitre. La passion est un moteur puissant qui fait disparaitre les éventuelles contraintes, c’est de cette manière que j’avance
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